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CONCLUSION

 

 

     J'ai commencé tard ma carrière de (vrai) motard sur une Africa Twin pour rouler aujourd'hui aux commandes d'une DUCATI de vingt ans d'âge : voilà une moto de caractère (qui a dit caractérielle ?) avec laquelle je trouve enfin du PLAISIR à conduire, des SENSATIONS (comme en d'autres temps la DS). Les constructeurs de motos feraient bien d'ajouter ces termes à leur cahier des charges, en plus de "rentabilité" et "productivité".

       DUCATI - à l'instar de Moto Guzzi, MV agusta, Triumph, BMW, ...- a compris que son avenir dépend du caractère passionnel de ses motos, héritières d'un passé riche de victoires en compétition.
     Chaque fois qu'un constructeur européen a produit une moto "contre nature", ne serait-ce que pour tenter d'opposer une résistance aux japonais, il s'est planté : Laverda Ghost et Triumph TT600 par exemple, constituent des semi-échecs. Chez DUCATI, les modèles Touring n'ont jamais obtenu le succès escompté (de la 860 GT à la ST2) car l'acheteur DUCATI aime le côté trempé et sportif de ces motos.
     Les productions nippones sont très développées technologiquement et ultra-performantes. Elles sont abouties, tellement abouties d'ailleurs qu'elles aboutissent toutes à la même forme ! Mais elles manquent trop souvent de piment, de sensations. Ce sont des motos qui constituent des outils fiables pour se déplacer rapidement, mais rarement des objets passinnels. De plus, cette débauche technologique, à l'heure où les restrictions en matière de bruit, de vitesse et de sécurité sont plus contraignantes que jamais, n'est-elle pas vaine ? (y'a qu'à voir la Suzuki Cacabusa : potentiel impossible à exploiter sur route ouverte, un non-sens parfait, un piège à permis)
     Quand je sors la Ducat' hors du garage pour la démarrer, c'est déjà tout un plaisir, une époque, une ambiance qui resurgit. Une sortie, je la prépare déjà dans la tête.
     Les constructeurs du vieux continent savent insuffler à leurs produits ce supplément d'âme et cette trempe qui font qu'on achète leurs motos plutôt qu'une autre. Mais bientôt, les asiatiques qui ont un passé riche en compétition (depuis plus de 35 ans), sauront à coup sûr exploiter ce filon.
     
     La
900 MHE, hormis toute considération bassement mercatique, prouve que la fibre nostalgique est bien là et ne demande qu'à vibrer ! Il n'y avait qu'à voir le nombre de motards de tous poils, les yeux écarquillés, véritablement scotchés autour de cette moto lors des Coupes 2001...

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